Ah le poirier, normalement, tout le monde un peu foufou un peu guedin voire même un peu bandit a déjà essayé de faire cette figure un jour dans sa jeunesse. Le problème avec le poirier, c’est qu’on aura beau tenter des dizaines de milliers de fois, que ce soit contre un mur ou sans mur, si on comprend pas le mécanisme, on va s’entrainer dans le vide. Parce que oui, c’est bien de renforcer les muscles qui vont être utilisés pour le faire, mais n’oubliez pas que votre cerveau aussi, est un muscle, et il va être impliqué dans le processus à la fois d’apprentissage, et de réalisation (putain je parle bien je m’impressionne moi-même vénérez moi je vous en prie)

 

Première partie : comment ça marche, le poirier ?

Alors le poirier, c’est quoi ? En fait, c’est la même chose que tenir sur vos pieds, mais sur les mains « sans déconner hé mais t’es un génie toi en fait grospecs on devrait t’appeler groscervelle en fait tellement t intelligent » (eh oh ça va je pose juste les bases). Vous vous en souvenez probablement pas, mais quand vous étiez petits, vous saviez pas marcher, alors tenir sur vos pieds était sûrement aussi difficile que tenir sur vos mains actuellement.
Du coup, vous êtes passés par diverses étapes d’apprentissages : papa maman vous tenait vos mains quand vous marchiez, vous vous teniez à un mur, ou avanciez petit à petit, vous vous souleviez difficilement bref, c’était tout une épreuve rien que pour tenir debout.
Et une fois debout, les pieds bien fixés au sol, il se passe quoi ? Sachez que vous ne tenez jamais « droit », vous êtes constamment en train de vous rééquilibrer mais c’est tellement naturel qu’on n’y pense pas. Rien que le battement de notre cœur provoque une vibration dans le corps et le déséquilibre, donc il faut contrecarrer cette vibration en se rééquilibrant (oui parce que le cœur mieux vaut le garder plutôt que le couper afin d’éviter les vibrations hein).

Imaginez qu’un vent très fort arrive de tous les côtés, et que vous soyez obligé de rester sur la même place pendant 10 secondes, parce que sinon, je sais pas, on va dire que vous serez privés de chips de légumes pendant 17 jours. Chaque bourrasque va vous forcer à vous rééquilibrer sur votre centre de gravité qui est généralement votre bassin sauf si vous êtes un peu difforme. Pour ce faire, vous allez soit, tendre vos bras, contracter les abdos, déplacer votre poids sur une jambe, avancer vos épaules, les reculer, bref, utiliser tout ce qui est en votre pouvoir pour rester en équilibre, et bien la tête en bas, tout est exactement pareil, mise à part que vous avez généralement moins de force dans le haut du corps que dans le bas.

Deuxième partie : Les étapes pour faire le poirier ainsi que des exercices

Bon alors la première étape va forcément varier en fonction de votre niveau et de votre appréhension à vous tenir sur les mains.
Je déconseille fortement tout ce qui est frog stand ou les positions de yoga avec la tête au sol et les deux mains qui forment un triangle. Tout simplement parce que nous, on veut se tenir sur les mains, et qu’on veut avoir la tête en bas, et dans les deux cas, on n’a qu’un seul des deux points qui est validé.
Du coup, la toute première étape, ça va être de pas avoir peur de se retrouver la tête en bas. Pour ce faire, munissez vous de votre plus beau mur, de votre plus beau tapis de yoga si vous avez un peu beaucoup peur, mettez vos mains à 10cm du mur, et lancez une jambe. Le but va être à terme de lancer votre jambe assez fort pour que vous touchiez le mur (allez pas vous fracasser le pied contre non plus hein on n’est pas des violents ici, juste un peu taquin sur les bords).
ATTENTION : lorsque vous lancez votre jambe, pensez à toujours bien garder les bras tendus, aussi tendu que si Mia Malkova vous faisait la cuisine (et pas autre chose hein héhéhé bah oui ici on est sur un blog très sérieux). Et quand je dis la cuisine je parle bien sûr de produits éthiques et locaux bien véganes. Mais bref ce n’est pas le sujet. Pourquoi ? Parce que vos bras, lorsqu’ils sont tendus, peuvent encaisser des charges très très importantes sans céder quelque soit la force dans vos bras justement. Alors que si vous les pliez, là, vous allez devoir utiliser vos muscles, et si ces derniers ne sont pas assez forts PAF la tête la première sur le tapis. Bref, retenez 2 choses : envoyez votre jambe le plus fort possible pour qu’elle touche le mur, et gardez toujours les bras bien tendus.

2è étape : arriver à garder les deux jambes en l’air.

Bon, maintenant que vous connaissez à peu près la force qu’il vous faut pour envoyer votre jambe contre le mur, il va s’agir d’envoyer la 2ème jambe. Ici, même principe, mais il va falloir contrôler un peu plus pour garder la première jambe contre le mur et vite monter la deuxième. C’est évidemment là que ça commence à se corser.

dessin faire le poirier

3ème étape : renforcer ses épaules (pour pas finir comme l’image du gars en dessous).

Maintenant que vous arrivez bien à atteindre le mur, vous allez devoir renforcer vos épaules, c’est une étape non négligeable car elle va permettre de faciliter l’action d’avoir la tête en bas, mais elle n’est pas indispensable si on a un excellent sens de l’équilibre. Pour les renforcer, rien de plus simple, restez contre le mur aussi longtemps que vous le pouvez. Si vous arrivez à tenir 1 minute, vous allez pouvoir passer à l’étape suivante sans trop sourciller.

Poirier renforcer épaule

4ème étape : L’équilibre à moitié assisté.

Cette fois ci, écartez-vous un peu plus du mur, mesurez environ 2 pieds (vos 2 pieds hein, pas la mesure américaine qui veut rien dire) et mettez vos mains à cette distance du mur. L’idée va être de garder la même posture que vous aviez quand vous étiez proche du mur, alors pour ce faire, vous allez écarter une jambe du mur pour qu’elle soit bien droite au dessus de vous, et lorsque vous le sentez, amener la 2eme jambe au dessus de votre tête. Si vous perdez l’équilibre, aidez vous du mur avec votre jambe, mais une seule à la fois. Du coup, essayez de répéter ceci en alternant les jambes. A force, vous devriez tenir de plus en plus longtemps sans avoir besoin du mur, fixez-vous comme objectif 3 secondes (en commençant par 0, je vous vois les tricheurs), c’est déjà pas mal.

5ème étape : le grand bain

Désormais, vous n’allez clairement plus avoir besoin du mur. Si vous avez commencé à l’étape 1, ça devrait faire 1 bon mois que vous vous entrainez, et vous devriez commencé à avoir confiance en vous.
Va donc falloir se lancer, sans le mur. Pour ce faire, et c’est le conseil le plus important que je vais donner dans cet article : vous allez devoir poser vos mains comme si elles étaient crochues. La raison est simple : Lorsque vous êtes en déséquilibre comme si vous allez tomber en arrière, vous allez pouvoir repousser ce déséquilibre en appuyant avec vos doigts. Essayez de vous déséquilibrer vers l’avant en étant debout, le dernier rempart pour ne pas avoir à lever le pied, c’est vos orteils, allez-y, essayez, vous allez comprendre. Et bien c’est pareil pour les mains et vous aurez plus de force que si vos doigts sont à plat.

Si vous sentez que vous allez tomber dans l’autre sens, il faut que vous pressiez sur votre paume (vous pouvez plier un peu les bras pour mettre + de pression sur votre paume si vous manquez de souplesse au niveau des poignets).

Avec cette méthode, y’a de grandes chances qu’au bout de quelques semaines, vous puissiez arriver à faire un poirier, mais il aura très probablement une forme de banane. 🍆 (c’est le nouveau emoji banane)

Pour éviter ça et pour comprendre la position réelle que vous devriez avoir lorsque vous êtes la tête en bas, vous pouvez cette fois, pratiquer contre le mur, mais dans l’autre sens : la tête face au mur.

Vos mains doivent être le plus proche possible du mur : environ 5cm maximum par rapport au mur, votre corps, dans cette position, sera forcément aligné, vos épaules au maximum de leur souplesse, et vous sentirez aussi la pression que vous devrez exercez au niveau des doigts pour ne pas tomber à la renverse. C’est la position idéale. Si vous maitrisez bien ça, vous pouvez même alterner votre prise en tapant successivement une épaule avec votre main opposée, puis l’autre. Ça permettra de bien renforcer à la fois vos épaules et votre perception la tête en bas.

Ce qu’il ne faut jamais oublier lorsqu’on fait le poirier :
– Quand on pratique contre le mur : ne pas plier les bras, ne serait-ce qu’un peu
– Pousser fort avec les épaules, comme si on repoussait le sol.
– Essayer de garder les abdominaux contractés et rentrés, comme lorsqu’on a la tête face au mur, afin d’éviter le poirier en « banane »
– Avoir les doigts crochus pour pouvoir gérer l’équilibre jusqu’au bout des doigts
– Bien que vous puissiez vous sentir surpuissant, n’oubliez surtout pas de vous échauffer les poignets 3 minutes avant de commencer, sans forcer, je pense sincèrement que c’est utile sur le long terme (OUI J’AI MAL A MES POIGNETS MAINTENANT PSK J’AI SAUTÉ L’ECHAUFFEMENT VOILA DSL COACH)
– Penser à votre doux grospecs qui vous a inculqué tout son savoir (c’est moi juste en dessous, si si je vous assure).

poirier3

Conclusion

Voilà c’est tout pour cet article, si vous avez encore des interrogations, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou m’envoyer un mail pour que j’y réponde de la manière la plus précise possible. J’ai beaucoup galéré pour faire le poirier, avant d’y arriver, toutes périodes confondues, j’ai dû m’entrainer plusieurs mois avant d’y arriver ne serait-ce qu’en banane.
Autant vous dire qu’il y a de l’espoir, car j’ai absolument rien de plus que vous (à part peut-être un blog ultra célèbre mais c’est anecdotique vous en conviendrez)
Voili voilou oubliez pas de manger des légumes, n’oubliez pas que vous êtes les meilleurs BOUUUUUUUM non j’déconne en plus tibo il a vrillé putain allez ciao